Mondial 2019 : lorsque la politique s’invite dans le sport

Les Championnats du Monde Seniors Individuel viennent de se terminer à Budapest (Hongrie) et l’information est passée relativement inaperçu : le refus d’un joueur jordanien d’affronter un pongiste israélien.

Le monde du tennis de Table touché par la géopolitique

Environ une centaine de pays étaient représentée lors de cette dernière édition des Championnats du Monde Individuel qui se sont déroulés en terres magyares.

Dans la catégorie masculine, la Fédération israélienne était représentée par deux pongistes : Michael Tauber champion national en titre, 321ème joueur mondial qui a atteint les 64èmes de finale face à l’allemand Dimitrij Ovtcharov. Et Omri Ben Ari numéro 1 israélien (308ème joueur mondial). Au premier tour, ce dernier devait affronter le jordanien Salameh Mahfouz qui refusa de se présenter à la table ce qui entraîna la victoire technique du pongiste israélite.

Cette attitude n’est pas une nouveauté dans le milieu sportif. En 2018, la Fédération Internationale de Judo (FIJ), sport phare en Israël, avait annoncé la suspension de deux tournois organisés aux Emirats Arabes Unis (le Grand Chelem d’Abou Dhabi) et en Tunisie (le Grand Prix de Tunis) car ces deux pays ne garantissaient pas que les sportifs israéliens puissent y concourir avec leur drapeau et leur hymne. Si on en revient au Tennis de Table, en Avril 2015, lors des Championnats du Monde en Chine, le joueur marocain Reda Abdellah boycotta son homologue israélien. Rappelons que ces refus ne sont pas à titre personnel mais sont dictés par les instances fédérales de ces pays en guise de soutien à la Palestine occupée.

 

 

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