Une double licence à deux vitesses dans un championnat qui se cherche

4 avril 2017
1153 Vues
1 Comments

Ne parlons plus d’arrêt de la double licence mais plutôt d’interdiction de la participation à deux championnats par équipes de clubs de la première journée du championnat de PRO jusqu’à la dernière journée de PRO. Un point de règlement soulevé dernièrement par Jean-Luc GUILLOT, membre du comité directeur de la fédération et accessoirement président de président de la commission sportive fédérale.

Une double licence à deux vitesses

[PROAB] L'interdiction de la double licence mise en application dès la saison 2017-2018 !

Le sujet de la double licence, nous en avons largement parlé dans nos colonnes en relayant les réactions des acteurs du PING. Des joueurs aux entraineurs en passant par les directeurs sportifs, dirigeants de clubs, élus ou autres bénévoles, tous les intervenants ont apporté leur éclairage sur la situation. Mais en prenant de la hauteur face à une situation qui ne trouve (pas encore) d’issue convenable à toutes les parties, nous allons essayer de comprendre les enjeux d’une telle réforme. A qui devrait-elle profiter et à l’inverse, qui devrait-elle défavoriser ? Quelles sont les conséquences à prévoir ? Est-ce que le championnat de PROA et PROB est en entrain de réaliser sa mue vers le professionnalisme où se cherche-t-il encore la bonne recette au milieu d’un système qui tient sur un fil ? 

Double licence ou double appartenance

Jean-Luc GUILLOT : « Un joueur peut avoir une licence en France et une autre dans une nation pour jouer les titres nationaux, participer à des tournois ou même des opens en simple ou pour son équipe nationale. Je vous demande donc de diffuser cette information afin d’arrêter tout quiproquo. Bien sportivement. JL Guillot. Président de la CSF ».

[PROAB] L'interdiction de la double licence mise en application dès la saison 2017-2018 !

Il existe en effet une confusion entre la double licence et la double appartenance qui sont deux terminologies proches bien que légèrement différentes. Nous n’avons pas trouvé de texte officiel décrivant avec précision les termes, nous nous baserons uniquement sur notre interprétation qui serait donc. La double licence correspondrait à un pongiste licencié dans un club en France afin qu’il puisse participer aux championnats de France individuels. Les exemples les plus concrets sont Simon GAUZY et CAN ACCUZU qui possèdent une licence dans un club français sans toutefois y jouer. La double licence leur permet alors de jouer à l’étranger tout en participant aux championnats de France. 

La double appartenance (appelée ainsi en Belgique) est quant à elle légèrement différente puisqu’elle permettait jusqu’à la décision de son arrêt par la commission élite fédérale de faire évoluer un pongiste dans un club français et étranger. Les championnats nationaux n’étant pas concernés. Que ça soit une double licence ou double appartenance, le problème de fond n’a pas été réglé. Un autre point non relevé par le président de la commission fédérale laisse toutefois transparaître une autre confusion..

La licence dématérialisée

Une faille dans le règlement qui profite aux « clubs riches » ?

Si il est certain qu’un pongiste ne pourra pas évoluer dans un championnat autre que le Français pendant la période sportive définie, il pourra tout a fait le faire en dehors de cette période. Prenons le cas d’un joueur chinois qui pourrait participer pendant l’été au championnat asiatique. Cet exemple serait aussi valable pour un pongiste classé dans le TOP 50 mondial évoluant dans un autre grand championnat. Il cumulerait alors deux licences sur l’année civile. Une pratique légale mais en regardant de plus haut favoriserait les clubs de PROA au détriment de ceux de PROB n’ayant pas la capacité financière et sportive de les approcher.

[PROAB] L'interdiction de la double licence mise en application dès la saison 2017-2018 !

Une adaptation de la double licence pour les clubs de PROA ?

Il parait certain que si ces joueurs se voyaient interdire l’accès à un autre championnat, leurs émoluments financiers augmenteraient dans leur club principal ce qui désavantagerait les clubs de PROA se jouant de cette pratique. Comme quoi la double licence ou double appartenance possède aussi ses vices cachés et se joue d’une réglementation à deux vitesses. Pourquoi ne pas appliquer le même format pour tous les clubs de tous niveaux ? Pourquoi au minima ne pas imposer cette restriction jusqu’au niveau national ? L’arrêt de la double licence était prévue depuis 2015 et tous les acteurs s’accordent aujourd’hui à penser qu’elle devait être reformée. La polémique autour du débat a néanmoins révélé les lacunes criantes d’un règlement qui se cherche encore, avec en toile de fond la certitude d’avantager les clubs les plus riches. 

Signe dans l’air du temps, la ligue Française de Tennis de Table (LFTT) en conflit ouvert avec la FFTT représente uniquement les clubs masculins de PROA. Un choix étonnant mais finalement logique quand on le replace dans le contexte de la double licence. Est-ce que la fédération française de Tennis de Table à l’image de la LFTT va s’orienter vers un championnat « de clubs riches » au détriment d’une homogénéité composée d’autres structures qui essayent de survivre au niveau professionnel ? Est-ce que la PROB possède un réel avenir ? Une chose est certaine, les dernières décisions autour la double licence donnent une sérieuse indication sur l’avenir du championnat professionnel du PING Français.. Affaire à suivre..

DONIC Homepage Fixed Second – 1250 x 583
DONIC Homepage Fixed – 1250 x 583

One Response

  1. Pourriez vous faire la liste des joueuses et joueurs de Pro B et Pro A jouant cette année dans deux championnats ?
    Cela serait intéressant pour voir les conséquences pour les clubs.

    Répondre

Réagir en commentaire

Le deal du moment :

17% de remise
120 Balles XUSHAOFA 40+ 3 étoiles / [-17%]
Balles plastiques 40+ , 3 étoiles. Sans soudure (seamless) Blanche , par boite de 120 .
Voir le deal
16 Partages
Partagez14
Tweetez2